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Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /Mars /2008 23:15


Jusqu'à il y a encore pas si longtemps, j'étais persuadé que c'étaient les réalisateurs qui choisissaient l'afficher de leurs films, qui réalisaient la bande-annonce, tout ça...Tout juste si c'étaient pas eux qui ramenaient la copie dans les cinémas le mercredi matin, sot que j'ai pu être !!!
L'affiche du film est la première publicité d'un film, qu'elle fleurisse sur la toile, sur les colonnes Maurice ou au cul des bus.

On NE PEUT DONC PAS laisser ces jolis espaces rentables aux mains de vulgaires artistes, ça serait de la folie pure. Faisons appel aux seuls vrais artistes rentables, j'ai nommé les publicitaires.
Malheureusement, ceux-ci ont une imagination qui frôle le néant, surtout quand il s'agit de promotionner l'Art. (au niveau du camembert ou du gel douche par contre, je leur fais entière confiance).
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Nous pourrions continuer ce jeu ad æternam et pas forcément sur des films sur-promotionnés ou foncièrement Américains (ou d'inspiration).
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Bon, je ne vous sens qu'à moitié convaincu. Je me vois donc contraint de tirer sur les ambulances avec un exemple plus frappant: les jaquettes des dvds d'une star incommensurables qui, malgré sa terrible paralysie faciale, a su mener tant bien que mal une belle carrière.


Ah mais justement, je l'entends qui arrive, youhou Steven par ici !!!
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Notez sa passion pour les armes à feu tout de même...Attention Steven sur la gauche !

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Bon Dieu Steevynounet, il en vient par la droite aussi !
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Sur les toits là-haut !
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 En-dessous, attention !
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Comble de tout, le bonhomme garde sa ligne de conduite jusque sur ses pochettes de disque où il brandit sa guitare comme un bon vieux Fa-mas, prêt à dessouder la première choriste qui chanterait faux.

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Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /Fév /2008 21:39
Marion-Cotillard-copie-2.jpg

L’information cinématographique du jour reste tout de même l’oscar de la meilleure actrice pour Marion Cotillard.

 

 J’avais décidé de ne pas l’aimer. Ca m’arrangeait bien, c’était facile, et ça se basait sur deux trois trucs plus ou moins fondés :

-son rôle dans les trois premiers Taxi.

-Jeux d’Enfants.

-son jeu d’acteur dans Big Fish où pour jouer une femme enceinte, elle se contentait de tenir son ventre.

-le succès de la Môme.

-et ce côté Amélie Poulain propre à une catégorie d’actrice Française toute interchangeable entre elles (non je ne citerais aucun nom).

 

A côté de ça…ben à côté de ça, je l’ai découvert dans Furia, premier film d’Alexandre Aja. Je l’ai apprécié dans Innocence. J’ai aimé son audace pour oser jouer dans Dikkenek. Et puis elle était assise aux côté de Forest Whitaker à la cérémonie et rien que ça…
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J’étais donc bien embêté à l’annonce du palmarès. Mais c’était sans compter sur mon aversion pour Edith Piaf.

 

Cocorico pour l’oscar de la meilleure actrice ?

Cocorico mes couilles oui ! Je hais les biopics. On n’y salue jamais la mise en scène, le scénario ni même le jeu d’acteur mais juste la ressemblance. Chapeau bas aux maquilleurs, syndrome Patrick Sébastien. Des flash-back rudement amenés, deux-trois longues chansons (si possible des classiques de l’artiste vedette), du larmoyant à foison à grand coup de pathos, une pincée de sulfureux (drogue, sexe, avec parcimonie toutefois), et une mort finale pour arracher les dernières larmes du spectateur. Et hop, emballez c’est pesé. Un plan marketing là-dessus, l’anniversaire du décès de la vedette pour la sortie du film, des coffrets cds avec ses plus grands succès, des coffrets dvds avec de jolies photos (c’est le plus produit), et vous obtenez LE cadeau idéal et indispensable pour la ménagère de plus ou moins cinquante ans.

 

Mon Cocorico ira donc bien plus volontiers au court-métrage « Le Mozart des Pickpockets » de Philippe Pollet-Villard que j'ai vu...en entier...contrairement à la Môme.

-"Vous auriez le film sur Edith Piaf, la momie ?"  (citation authentique d'une cliente, la semaine dernière).

Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /Oct /2007 00:36

Cher Monsieur Will Smith,

Je vous écris aujourd’hui pour vous dire à quel point je vous hais. Je vous conchie littéralement, rien que ça. Vous êtes, à mes yeux, l’égocentrisme fait homme, l’égoïsme incarné, le narcissisme personnifié. Bref, une belle et grosse merde. Je m’explique.

 

 Je vous ai découvert comme beaucoup grâce au « Prince de Bel-Air », excellente série qui assumait et revendiquait cette nouvelle bourgeoisie Afro-Américaine (dixit mon prof d’histoire de l’époque, Mr Paris). Vous y incarniez le neveu issu des quartiers pauvres, un personnage charismatique et extraverti, un peu cliché sur les bords certes, et adepte du « jamais deux fois la même tenue vestimentaire ». Au-delà de ça, comment ne pas apprécier une série produite par Quincy Jones qui s’offre le luxe d’avoir en guest les Public Enemy, rien que ça !

Puis vinrent rapidement les deux Men In Black dans lesquels vous rentabilisiez votre personnage de black rappeur cool et décontracté. Là encore, de nombreux extra-terrestres rigolos et Tommy Lee Jones m’avaient amplement suffit.

Et là, patatrac, Independance Day. Sombre bouse puante de patriotisme. Vous mûrissez. Finie la gaudriole, place au héros justicier défenseur de la veuve et de l’orphelin (et même du chien dans le cas présent).

Je vous tiens pour seul responsable de ma déception face à « I, Robot ». Saccager ainsi le génie d’Isaac Asimov et le talent –naissant- d’Alex Proyas dans l’unique but de vous voir exhiber plaquettes de chocolat et muscles saillants lors de tractions…

Rebelote avec « Ali ». Cette fois-ci, vous cherchez la crédibilité de vos pairs avec le biopic d’une légende (encore vivante). Malheureusement, j’en ai oublié Michael Mann pour ne voir là encore que la scène de douche (sûrement une clause dans vos contrats tant elles sont légion et quasi obligatoire dans votre filmographie). Pas pire que le réalisateur David Koepp qui zoome sur le paquet de Wesley Snipes dans « Blade 3 : Trinity » certes…Mais de toutes façons, on ne touche pas à la légende Cassius Clay Mohamed Ali.

Avec « A la recherche du Bonheur », vous touchez enfin le fond. (pour les aficionados, la scène de douche se trouve chapitre trois, 1’10’’, régalez-vous !)

Une nouvelle carrière s’offre à vous, vous serez désormais le père idéal. Quoi de mieux pour cela que de mettre en scène son propre fils, certainement aussi talentueux que son petit papa chéri. Mais c’est quoi au juste un père idéal ?

Tout simplement un homme qui va s’abaisser en enviant les riches et chier sur les pauvres, servir le café aux puissants patrons, gentil boy de l’Oncle Sam, se branler d’admiration devant le cabriolet du trader épanoui à Wall street (ralenti, sourires sur tous les visages), faire dormir son fils dans des toilettes publics ou avec des clochards juste par convoitise et désir de richesse. A la recherche du bonheur ? Surtout à la recherche de convoitise, d’un tas de fric, quitte à y perdre son humanité.

J’ai tout particulièrement apprécié votre profond mépris vis-à-vis des minorités, quelles qu’elles soient : la hippy musicienne mendiante (voleuse et certainement droguée), la baby-sitter d’origine Asiatique (incompétente notoire) ou bien encore le chauffeur de taxis immigré (que le papa idéal arnaquera allégrement en refusant de payer). Mais la cerise sur le gâteau reste…les femmes. Nan parce qu’une mère qui abandonne son enfant quasi sans se retourner à un père égoïste et au chômage, c’est pas super courant. Là où ça devient vraiment vicieux, c’est de parvenir à la rendre antipathique en lui octroyant le mauvais rôle. Pensez donc, une mère qui travaille douze heures par jour dans un hôpital pour subvenir au bien-être de son fils et de son mari pendant que celui-ci découvre le rubicube…

Mais de tout cela, on s’en moque car comme le dire votre fils, à l’écran et dans la vie : « Tu es un papa génial », n’est-ce pas là l’essentiel ?

 

00 / 20. Ode au capitalisme exacerbé, porno à la gloire du Medef, ce film est tout bonnement merdique car dangereux. Le «Do it yourself », marche ou crève, pas de compassion la réussite coûte que coûte de la part d’un cookie (argot Américain désignant quelqu’un de blanc à l’intérieur et noir à l’extérieur). Si c’est ça la société idéale que vous souhaitez inculquer et laisser à vos enfants, permettez-moi de vous chier dans la bouche.

Le denier petit coup derrière la nuque : De vous savoir tête d’affiche (et très certainement producteur) de l’adaptation cinématographique de MON roman culte, j’ai nommé « Je suis une légende » de Richard M. Matheson (qui avait pour héros un Irlandais bourru, votre portrait craché en somme), ça m’donne des envies de meurtres à votre égard.

Bien affectueusement, votre plus grand fan,

-Arno.

 

 

 

 

Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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Dimanche 30 septembre 2007 7 30 /09 /Sep /2007 20:42

Ou comment j’ai appris à tuer avec une carotte.

 

 

 

Quoi de mieux qu’un popcorn movie décomplexé et bas du front pour reprendre mes saines habitudes d’écriture en ces lieux jadis si fréquentés humm ???

Une première bande-annonce prometteuse, un casting surprenant (Clive Owen et Paul Giamatti surtout, je n’ai que faire de la (que) très belle Monica) et même le titre m’avait titillé le bulbe rachidien ( ?)…C’est donc finement accompagné par une cinéphile hors pair (fan du « Chevalier Black », oui oui le film avec Martin Lawrence…tout de suite ça calme) que nous nous sommes rendus à la séance de 22h30 de notre multiplexe chéri. (10 vulgaires péquins dans une salle comptant 200 places, taux d’occupation après une semaine d’exploitation : 5%. Que je divise par le prix du beurre pour le popcorn, racine carré du coca, tati tata…)

L’histoire :…La quoi ? Smith (Clive Owen) se retrouve embarqué dans la protection de la veuve, puis très rapidement uniquement dans celle de l’orphelin. Et c’est avec un bébé sur/dans les bras qu’il va devoir échapper à des hordes d’hommes surarmés et belliqueux (Paul Giamatti en tête), dont l’unique but est de supprimer le précieux paquet.

 

 Si John Woo était parvenu à sublimer la fusillade au rang d’œuvre d’art (au grand dam d’un Michael Haneke), Shoot’Em Up n’est ici qu’un prétexte pour multiplier les idées aussi folles et inconcevables soient-elles : la scène de la chute libre, le bidon d’huile, les ficelles…Abusé le coup de ficelles ! Un gigantesque gunfight étiré à grands coups de plans serrés, de gros plans et d’un rythme soutenu grâce notamment à des musiques tonitruantes. Ouais, un bon gros clip, ni plus ni moins.

 

08 / 20. Loin des prétentieux Slevin / Peur au Ventre / et autre Mi$e à Prix (qui ont tous tendance à s’empêtrer dans des scénarios à tiroir au détriment d’une action pure –cf Otages), Shoot’Em Up est au mieux un plaisir coupable, au pire un film bâclé. Vite réalisé, vite vu mais vite oublié. Reste Clive Owen qui, depuis Inside Man et les Fils de l’Homme, est mon chouchou chéri que j’aime d’amour pour la life. Mention spéciale à Paul Giamatti, bien loin des rôles qu’on lui connait, semble s’amuser comme un petit fou en cabotinant à outrance….Monica qui vous dites ?

Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /Jan /2007 13:57

J’ai des joies simples, des petits plaisirs faits de petits riens. Par exemple voir cette petite fiotte de Frodon se faire tataner la gueule à coup de barre à mine…Ce genre de choses voyez…

L’histoire : Matt vient de se faire renvoyer injustement de la prestigieuse université d’Harvard. Il décide alors  de rendre visite à sa sœur en Angleterre. Bien vite, il fera la connaissance du frère du mari de sa sœur, Pete Dunham hooligan notoire.

 

Avouons le tout de go : le hooligan fascine. Une attirance-répulsion pour cet anarchisme revendiqué, cette violence gratuite et pleinement assumée.

Tellement adulé qu’il y eut fin des années 60 un championnat des Hooligans avec notes et commentaires des journalistes Anglais.

En comparaison d’un autre mythe de monstre contemporain, le skinhead lui aussi a eu son « heure de gloire ». American History X pour le grand public, Romper Stomper pour les puristes (avec Russel Crowe, excusez du peu), et Dany Ballint pour les boneheads plus intellos –huhu-.

Le hooligan, lui, est bien peu représenté dans le septième Art. Ultras, film Italien, I.D film Anglais sobrement retitré hooligans en dvd chez nous (ou l’infiltration d’un flic dans le milieu hooligan, à la Cruising), et Football Factory, toujours inédit chez nous, toujours Anglais, l’adaptation d’un roman dont je me suis arrêté à cinquante pages de la fin tant ça semblait écrit par un hooligan.

Oui car le cas qui nous intéresse ici aujourd’hui se distingue plus par ses cris de singe lorsqu’on un footballeur de couleur s’empare du ballon, à ses jets de banane, ses saluts Hitlériens, ses banderoles imagées, ses chants et sa violence que par son côté érudit c’est certain.

 

Quel dommage d’ailleurs que le film fasse totalement l’impasse sur le côté politisé du mouvement. Son rapprochement avec Combat 18 en Angleterre ou le FN en France, ses idées ras du bulbe et ses codes. Cette adulation malsaine se trouve toutefois décuplée par le jeu de Charlie Hunnam, LA révélation du film, charismatique à souhait, même avec la gueule tuméfiée au possible.

 

13 / 20. J’ai bêtement accroché. Les bastons sont rudement bien filmées (hormis la dernière dont la musique qui se veut Anglaise fait un peu contre-emploi), les acteurs sont tous excellents (même le hobbit, bien à sa place), l’univers Londonien avec ses pubs et ses soirs de beuverie est fidèle, le tout se laisse regarder sympathiquement. (oui je parle bien d’un film interdit aux moins de seize ans mais moi à partir du moment où y’a un défilé de gueules cassées Anglaises, je suis content). Non vraiment je vous assure, c’est le film idéal pour occuper le fan du RC Lens par exemple, entre deux finales. La fin est plus que moyenne mais ne faisons pas la fine bouche et va plutôt me chercher une Heineken grosse truie, tu seras mignonne. A noter enfin l’apparition de Cass Pennant, célèbre ancien hooligan supporter de West Ham et devenu écrivain.

Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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