Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /Oct /2007 00:36

Cher Monsieur Will Smith,

Je vous écris aujourd’hui pour vous dire à quel point je vous hais. Je vous conchie littéralement, rien que ça. Vous êtes, à mes yeux, l’égocentrisme fait homme, l’égoïsme incarné, le narcissisme personnifié. Bref, une belle et grosse merde. Je m’explique.

 

 Je vous ai découvert comme beaucoup grâce au « Prince de Bel-Air », excellente série qui assumait et revendiquait cette nouvelle bourgeoisie Afro-Américaine (dixit mon prof d’histoire de l’époque, Mr Paris). Vous y incarniez le neveu issu des quartiers pauvres, un personnage charismatique et extraverti, un peu cliché sur les bords certes, et adepte du « jamais deux fois la même tenue vestimentaire ». Au-delà de ça, comment ne pas apprécier une série produite par Quincy Jones qui s’offre le luxe d’avoir en guest les Public Enemy, rien que ça !

Puis vinrent rapidement les deux Men In Black dans lesquels vous rentabilisiez votre personnage de black rappeur cool et décontracté. Là encore, de nombreux extra-terrestres rigolos et Tommy Lee Jones m’avaient amplement suffit.

Et là, patatrac, Independance Day. Sombre bouse puante de patriotisme. Vous mûrissez. Finie la gaudriole, place au héros justicier défenseur de la veuve et de l’orphelin (et même du chien dans le cas présent).

Je vous tiens pour seul responsable de ma déception face à « I, Robot ». Saccager ainsi le génie d’Isaac Asimov et le talent –naissant- d’Alex Proyas dans l’unique but de vous voir exhiber plaquettes de chocolat et muscles saillants lors de tractions…

Rebelote avec « Ali ». Cette fois-ci, vous cherchez la crédibilité de vos pairs avec le biopic d’une légende (encore vivante). Malheureusement, j’en ai oublié Michael Mann pour ne voir là encore que la scène de douche (sûrement une clause dans vos contrats tant elles sont légion et quasi obligatoire dans votre filmographie). Pas pire que le réalisateur David Koepp qui zoome sur le paquet de Wesley Snipes dans « Blade 3 : Trinity » certes…Mais de toutes façons, on ne touche pas à la légende Cassius Clay Mohamed Ali.

Avec « A la recherche du Bonheur », vous touchez enfin le fond. (pour les aficionados, la scène de douche se trouve chapitre trois, 1’10’’, régalez-vous !)

Une nouvelle carrière s’offre à vous, vous serez désormais le père idéal. Quoi de mieux pour cela que de mettre en scène son propre fils, certainement aussi talentueux que son petit papa chéri. Mais c’est quoi au juste un père idéal ?

Tout simplement un homme qui va s’abaisser en enviant les riches et chier sur les pauvres, servir le café aux puissants patrons, gentil boy de l’Oncle Sam, se branler d’admiration devant le cabriolet du trader épanoui à Wall street (ralenti, sourires sur tous les visages), faire dormir son fils dans des toilettes publics ou avec des clochards juste par convoitise et désir de richesse. A la recherche du bonheur ? Surtout à la recherche de convoitise, d’un tas de fric, quitte à y perdre son humanité.

J’ai tout particulièrement apprécié votre profond mépris vis-à-vis des minorités, quelles qu’elles soient : la hippy musicienne mendiante (voleuse et certainement droguée), la baby-sitter d’origine Asiatique (incompétente notoire) ou bien encore le chauffeur de taxis immigré (que le papa idéal arnaquera allégrement en refusant de payer). Mais la cerise sur le gâteau reste…les femmes. Nan parce qu’une mère qui abandonne son enfant quasi sans se retourner à un père égoïste et au chômage, c’est pas super courant. Là où ça devient vraiment vicieux, c’est de parvenir à la rendre antipathique en lui octroyant le mauvais rôle. Pensez donc, une mère qui travaille douze heures par jour dans un hôpital pour subvenir au bien-être de son fils et de son mari pendant que celui-ci découvre le rubicube…

Mais de tout cela, on s’en moque car comme le dire votre fils, à l’écran et dans la vie : « Tu es un papa génial », n’est-ce pas là l’essentiel ?

 

00 / 20. Ode au capitalisme exacerbé, porno à la gloire du Medef, ce film est tout bonnement merdique car dangereux. Le «Do it yourself », marche ou crève, pas de compassion la réussite coûte que coûte de la part d’un cookie (argot Américain désignant quelqu’un de blanc à l’intérieur et noir à l’extérieur). Si c’est ça la société idéale que vous souhaitez inculquer et laisser à vos enfants, permettez-moi de vous chier dans la bouche.

Le denier petit coup derrière la nuque : De vous savoir tête d’affiche (et très certainement producteur) de l’adaptation cinématographique de MON roman culte, j’ai nommé « Je suis une légende » de Richard M. Matheson (qui avait pour héros un Irlandais bourru, votre portrait craché en somme), ça m’donne des envies de meurtres à votre égard.

Bien affectueusement, votre plus grand fan,

-Arno.

 

 

 

 

Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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Dimanche 30 septembre 2007 7 30 /09 /Sep /2007 20:42

Ou comment j’ai appris à tuer avec une carotte.

 

 

 

Quoi de mieux qu’un popcorn movie décomplexé et bas du front pour reprendre mes saines habitudes d’écriture en ces lieux jadis si fréquentés humm ???

Une première bande-annonce prometteuse, un casting surprenant (Clive Owen et Paul Giamatti surtout, je n’ai que faire de la (que) très belle Monica) et même le titre m’avait titillé le bulbe rachidien ( ?)…C’est donc finement accompagné par une cinéphile hors pair (fan du « Chevalier Black », oui oui le film avec Martin Lawrence…tout de suite ça calme) que nous nous sommes rendus à la séance de 22h30 de notre multiplexe chéri. (10 vulgaires péquins dans une salle comptant 200 places, taux d’occupation après une semaine d’exploitation : 5%. Que je divise par le prix du beurre pour le popcorn, racine carré du coca, tati tata…)

L’histoire :…La quoi ? Smith (Clive Owen) se retrouve embarqué dans la protection de la veuve, puis très rapidement uniquement dans celle de l’orphelin. Et c’est avec un bébé sur/dans les bras qu’il va devoir échapper à des hordes d’hommes surarmés et belliqueux (Paul Giamatti en tête), dont l’unique but est de supprimer le précieux paquet.

 

 Si John Woo était parvenu à sublimer la fusillade au rang d’œuvre d’art (au grand dam d’un Michael Haneke), Shoot’Em Up n’est ici qu’un prétexte pour multiplier les idées aussi folles et inconcevables soient-elles : la scène de la chute libre, le bidon d’huile, les ficelles…Abusé le coup de ficelles ! Un gigantesque gunfight étiré à grands coups de plans serrés, de gros plans et d’un rythme soutenu grâce notamment à des musiques tonitruantes. Ouais, un bon gros clip, ni plus ni moins.

 

08 / 20. Loin des prétentieux Slevin / Peur au Ventre / et autre Mi$e à Prix (qui ont tous tendance à s’empêtrer dans des scénarios à tiroir au détriment d’une action pure –cf Otages), Shoot’Em Up est au mieux un plaisir coupable, au pire un film bâclé. Vite réalisé, vite vu mais vite oublié. Reste Clive Owen qui, depuis Inside Man et les Fils de l’Homme, est mon chouchou chéri que j’aime d’amour pour la life. Mention spéciale à Paul Giamatti, bien loin des rôles qu’on lui connait, semble s’amuser comme un petit fou en cabotinant à outrance….Monica qui vous dites ?

Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /Jan /2007 13:57

J’ai des joies simples, des petits plaisirs faits de petits riens. Par exemple voir cette petite fiotte de Frodon se faire tataner la gueule à coup de barre à mine…Ce genre de choses voyez…

L’histoire : Matt vient de se faire renvoyer injustement de la prestigieuse université d’Harvard. Il décide alors  de rendre visite à sa sœur en Angleterre. Bien vite, il fera la connaissance du frère du mari de sa sœur, Pete Dunham hooligan notoire.

 

Avouons le tout de go : le hooligan fascine. Une attirance-répulsion pour cet anarchisme revendiqué, cette violence gratuite et pleinement assumée.

Tellement adulé qu’il y eut fin des années 60 un championnat des Hooligans avec notes et commentaires des journalistes Anglais.

En comparaison d’un autre mythe de monstre contemporain, le skinhead lui aussi a eu son « heure de gloire ». American History X pour le grand public, Romper Stomper pour les puristes (avec Russel Crowe, excusez du peu), et Dany Ballint pour les boneheads plus intellos –huhu-.

Le hooligan, lui, est bien peu représenté dans le septième Art. Ultras, film Italien, I.D film Anglais sobrement retitré hooligans en dvd chez nous (ou l’infiltration d’un flic dans le milieu hooligan, à la Cruising), et Football Factory, toujours inédit chez nous, toujours Anglais, l’adaptation d’un roman dont je me suis arrêté à cinquante pages de la fin tant ça semblait écrit par un hooligan.

Oui car le cas qui nous intéresse ici aujourd’hui se distingue plus par ses cris de singe lorsqu’on un footballeur de couleur s’empare du ballon, à ses jets de banane, ses saluts Hitlériens, ses banderoles imagées, ses chants et sa violence que par son côté érudit c’est certain.

 

Quel dommage d’ailleurs que le film fasse totalement l’impasse sur le côté politisé du mouvement. Son rapprochement avec Combat 18 en Angleterre ou le FN en France, ses idées ras du bulbe et ses codes. Cette adulation malsaine se trouve toutefois décuplée par le jeu de Charlie Hunnam, LA révélation du film, charismatique à souhait, même avec la gueule tuméfiée au possible.

 

13 / 20. J’ai bêtement accroché. Les bastons sont rudement bien filmées (hormis la dernière dont la musique qui se veut Anglaise fait un peu contre-emploi), les acteurs sont tous excellents (même le hobbit, bien à sa place), l’univers Londonien avec ses pubs et ses soirs de beuverie est fidèle, le tout se laisse regarder sympathiquement. (oui je parle bien d’un film interdit aux moins de seize ans mais moi à partir du moment où y’a un défilé de gueules cassées Anglaises, je suis content). Non vraiment je vous assure, c’est le film idéal pour occuper le fan du RC Lens par exemple, entre deux finales. La fin est plus que moyenne mais ne faisons pas la fine bouche et va plutôt me chercher une Heineken grosse truie, tu seras mignonne. A noter enfin l’apparition de Cass Pennant, célèbre ancien hooligan supporter de West Ham et devenu écrivain.

Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /Jan /2007 20:26

Joie intense. Première séance ciné de l’année.  Premier choc. 

La séance s’annonçait pourtant houleuse. J’essuyais deux refus consécutifs de deux personnes distinctes, avec la même excuse, quasi au mot près : « trop violent, trop saignant » et même un sobre « Ho moi tu sais les films de Mayas ».

Une appréciation in-vitro déjà si ancrée, la faute à la propragande…pardon la Sainte Promotion qui a fait son sale boulot. N’ayant malheureusement plus de télévision depuis plus d’un an et demi désormais, je n’ai pas eu vent des manifestations du Peuple Maya devant les studios de cinéma, les salles de projection saccagées, les sacrifices humains sur la montagne Hollywood ou que sais-je encore…Je me contentais d’une affiche sombre et prometteuse et d’une bande annonce plus que jouissive.

Je ne vous apprendrais rien en vous précisant que notre gars Mel Gibson est tricard dans le milieu depuis ses récentes déclarations alcoolisées sur le Peuple Elu. Ses œuvres puent donc le souffre, tous se délectent des ragots, frasques, dérapages et autres polémiques entourant les agissements du bonhomme. Sans compter que son dernier fait d’arme, un polar urbain bien sanglant (La Passion du Christ)  n’avait laissé personne indifférent.

Notre maso de service revient donc en force avec un survival anthropologique qui défouraille sec, Apocalypto. Titre énonciateur s’il en est, tant on a l’impression d’assister aux derniers jours d’une civilisation prompte à s’éteindre.

L’histoire : une tribu de Mayas qui vivait jusqu’à lors tranquillos en pleine forêt équatoriale se voit décimée et les survivants emmenés de force jusqu’à la cité où ils seront offert au Dieu Soleil ou vendus comme esclaves.

Plus de deux heures d’une expérience junglesque où l’on croise tapirs, singes hurleurs, jaguar et autre dendrobate dans une végétation aussi luxuriante qu’hostile. Un pur survival dans la tradition, une proie poursuivie par  un groupe belliqueux surarmé et en surnombre.

Alors on pense à la Forêt d’Emeraude de John Boorman (mon film culte de quand j’étais gosse mais vous vous en foutez), au trop méconnu Bang Rajan, à Predator même…N’importe quel film où l’action se déroulant dans une jungle hostile (le mot important là c'est "hostile").

 L’arrivée dans la cité fourmille de détails, un unique visionnage du film ne suffit pas à admirer l’effort de réalisme et de minutie. Décors, costumes, tout est transcendé par une mise en scène habitée. Cerise sur le gâteau : le tout intégralement tourné en langue Maya (ce qui évitera la surprise d’un « fuck » de la série Rome par exemple).

 

18 / 20. « Putain ce film de tarés » pour reprendre la brillante analyse fortement scandée tous les quarts d’heure par les deux abrutis du dernier rang. Et malgré le twist final prévisible (la faute à l’Histoire), on ne peut que jouir d’un tel spectacle. Car aujourd’hui le Peuple Maya, mais très prochainement les Amérindiens vs Vikings dans Pathfinder de  Marcus Nispel (07 mars) et les Spartiates dans 300 de Zack Snyder (21 mars), on aura jamais autant bouffé du survival anthropologique à tendance historique.

Dernier petit point: si jamais le chroniqueur à deux balles de France Inter dont j’ai oublié le nom se perdait par ici, je voulais juste lui signaler que juger une œuvre en l’occurrence ici un film qu’on a pas vu, en deux phrases mal écrites en se basant sur les dossiers de presse et les précédentes critiques, ce n’est pas super super professionnel. Qu’il s’agit bel et bien d’une fiction, fictive donc, pas d’un documentaire et encore moins d’un reportage. Et si en plus, on parvient à trouver dedans –en cherchant vraiment très bien alors- un côté réac, dangereux et nazi, je conseille vivement une thérapie. Parce qu’on a pas du voir le même film. Prenez moi par exemple. Un sombre idiot amateur de cinéma qui ne sait même pas distinguer un Maya d’un Inca ou même d’un Aztèque, fut-il haché (très bon ça coco, on le garde), c’est le genre de film qui pique ma curiosité sur toute une civilisation.

L’art en général et donc le cinéma, sont particulièrement subjectifs. Y’a-t-il eu un chercheur CNRS pour se soucier de la représentation du paysan Texans dans Massacre à la Tronçonneuse ? Non ? Bon et bien pourquoi Apocalypto le mériterait-il ? Saleté d’époque ou tout est décortiqué, la moindre œuvre sujette à polémique. Et tant pis si elle est futile, ça nous occupera. A trop réfléchir, on n’admire plus.
Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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Vendredi 15 décembre 2006 5 15 /12 /Déc /2006 00:38

Deux possibilités :

Fustiger la tendance des remakes, Hollywood hermétique au cinéma Asiatique adaptant tout, suçant les idées jusqu’à la moelle, uniformiser et américaniser, avec de nombreux exemples pour étayer le truc, du style : The Ring, The Grudge, prochainement Old Boy, tout ça…

Deuxième possibilité : encenser le maître à l’œuvre. Or, à ce jeu, je risque de paraitre bien fade face à l’unique commentateur (et lecteur ?) de ce blog, car finalement je ne connais que trop mal toute la carrière de Martin Scorsese (à moin que ce ne soit lui qui ne la connais que trop bien ? Bref !)

Alors, pour éviter tel ou tel schéma, je m’en prendrais ouvertement et très gratuitement à Matt Damon. Certes c’est facile de tirer sur les ambulances, le film Team America avait déjà bien enfoncé le clou (Matt Daaaamon) mais dans le cas présent, tout mon jugement de l’œuvre repose sur son jeu, ou son non-jeu.
Car au final, cet homme (on ne parle même plus d’acteur à ce niveau-là) a autant d’expression faciale et de jeu en général que Steven Seagal, et ce n’est pas peu dire.

Cette grosse endive se retrouve malheureusement face à une belle brochette d’acteurs tous confirmés et talentueux, accentuant son aura d’endive. Il n’est que le piédestal inutile pour encenser tout le talent de Jack Nicholson,  Martin Sheen, le bouffi Alec Baldwin et le surprenant et trop rare Mark Wahlberg (punchlines ahurissants !)

Fut une époque, pas si lointaine, j’avais la même appréciation du sieur Di Caprio. Je l’avais trouvé plus qu’inconsistant en jeune fils revanchard face à Bill le Boucher dans Gangs of New York. En même temps, face à Daniel Day Lewis, pas mal d’acteurs feraient pâle figure. Et puis là, boum, la scène finale sur le toit dans Les Infiltrés, et les rôles s’inversent. Matt Damon sublimant bien malgré lui le jeu de Leonardo.

 

Hormis cela, en bon fan de la trilogie originale des Infernal Affairs, je n’ai malheureusement été  que moyennement surpris ou séduit par ce remake. Un seul ajout très intéressant  toutefois en la personne de la psy. Enfin, deux grosses scènes absentes (ou édulcorées) du remake, tout en tension et en symbolisme. 1/ : La scène du deal surveillé par la police, et que la taupe pirate de l’intérieur à l’aide de code morse. 2/ : La scène dans le commissariat ou les mafiosos (leur chef en tête s’empiffrant de nouilles) font face à toute l’équipe de flics chargée de les coincer.

08 / 20. J’ai trop vu et apprécié Infernal Affairs pour être séduit par cette resucée. Reste le casting en or, si peu que l’on aime l’endive, les dialogues imagés, le sang et Jack Nicholson.

Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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