Lorsque je n’étais qu’un enfant, mes parents m’avaient formellement interdit de regarder tout film de karaté, match de boxe ou combat de catch. En effet, rapidement pris de pulsions une fois la télé éteinte, je courrais comme un dératé dans le jardin, combattais contre le vent, et assenais de terribles prises à mon chien. J’apprendrais par la suite que je souffrais d’une terrible malédiction : j’étais né pour combattre. (born to fight…admirez l’introduction quand même).
Depuis Bruce Lee, j’avoue avoir lâché les films de baston.
Trame plus que succincte, plateau d’argent pour nous en foutre plein la gueule, Born To Fight est une compilation de cascades, toutes plus folles et dangereuses les unes que les autres. Jouant la surenchère après l’événement qu’était Ong Bak. On peut aisément croire que le film, présentés dans les marchés du cinéma, fera office de publicité pour les cascadeurs et techniciens auprès des producteurs étrangers. L’histoire ? On s’en fout un peu non ? Un village terriblement pauvre se retrouve aux mains d’un groupe de terroristes menaçant d’exécuter les otages si un baron de la drogue n’est pas libéré dans les prochaines heures. Une équipe de sportifs humanitaires (oui ça va ensemble parfois) mène la rébellion, aidée par les villageois bien décidés à en découdre.
Des morts en pagaille, des fusillades comme si il en pleuvait, des effets pyrotechniques à foison, et des cascades de frappadingue. Pas de pitié, allons à l’essentiel : Born to Fight ne vous fera pas réfléchir. Comme en son époque Ong Bak avait soulevé de nombreux ‘rhooo putain » et autres « ‘tain ça ça doit faire mal bordel ! » de la part de clodos présents dans la salle de cinéma, B.T.F ne déroge pas à la règle, et ne vaut que pour ses cascades de déglingos, big up pour la course poursuite sur les camions.
Une succession de figures toutes plus folles et dangereuses les unes que les autres (matez le générique de fin, on y voit quelques secrets) n’auront hélas pas suffit à me faire apprécier cette longue bande-annonce à la gloire des cascadeurs Thaïlandais.
+ : le côté sans concession, ça tue à tout va, femmes et enfants, ranafout’.
- : le footballeur qui cours pendant une bonne partie des combats avec son drapeau (nationalisme sous-jacent vous croyez ?), la fin, etc…
Une note : 05 / 20. J’en arrive presque à préférer Ong Bak, pour le choc visuel, ses combats inédits et sa scène d’ouverture dans l’arbre.
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