Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /Mars /2006 23:14

  Lorsque je n’étais qu’un enfant, mes parents m’avaient formellement interdit de regarder tout film de karaté, match de boxe ou combat de catch. En effet, rapidement pris de pulsions une fois la télé éteinte, je courrais comme un dératé dans le jardin, combattais contre le vent, et assenais de terribles prises à mon chien. J’apprendrais par la suite que je souffrais d’une terrible malédiction : j’étais né pour combattre. (born to fight…admirez l’introduction quand même).

Depuis Bruce Lee, j’avoue avoir lâché les films de baston.

 Trame plus que succincte, plateau d’argent pour nous en foutre plein la gueule, Born To Fight est une compilation de cascades, toutes plus folles et dangereuses les unes que les autres. Jouant la surenchère après l’événement qu’était Ong Bak. On peut aisément croire que le film, présentés dans les marchés du cinéma, fera office de publicité pour les cascadeurs et techniciens auprès des producteurs étrangers.  L’histoire ? On s’en fout un peu non ? Un village terriblement pauvre se retrouve aux mains d’un groupe de terroristes menaçant d’exécuter les otages si un baron de la drogue n’est pas libéré dans les prochaines heures. Une équipe de sportifs humanitaires (oui ça va ensemble parfois) mène la rébellion, aidée par les villageois bien décidés à en découdre.

Des morts en pagaille, des fusillades comme si il en pleuvait, des effets pyrotechniques à foison, et des cascades de frappadingue. Pas de pitié, allons à l’essentiel : Born to Fight ne vous fera pas réfléchir. Comme en son époque Ong Bak avait soulevé de nombreux ‘rhooo putain » et autres « ‘tain ça ça doit faire mal bordel ! » de la part de clodos présents dans la salle de cinéma, B.T.F ne déroge pas à la règle, et ne vaut que pour ses cascades de déglingos, big up pour la course poursuite sur les camions.

Une succession de figures toutes plus folles et dangereuses les unes que les autres (matez le générique de fin, on y voit quelques secrets) n’auront hélas pas suffit à me faire apprécier cette longue bande-annonce à la gloire des cascadeurs Thaïlandais.

+ : le côté sans concession, ça tue à tout va, femmes et enfants, ranafout’.

- : le footballeur qui cours pendant une bonne partie des combats avec son drapeau (nationalisme sous-jacent vous croyez ?), la fin, etc…

Une note : 05 / 20. J’en arrive presque à préférer Ong Bak, pour le choc visuel, ses combats inédits et sa scène d’ouverture dans l’arbre.

Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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Dimanche 12 mars 2006 7 12 /03 /Mars /2006 22:54

Je commence à regretter amèrement ce blog qui me contraint à écrire o-bli-ga-toir-ement une note par film visionné. Car là, j’suis un peu dépassé par ça…

Je me demande d’ailleurs parfois quelle partie minime de mon cerveau m’ordonne de mettre le dvd de Serial Noceurs dans mon lecteur, de le mettre en version originale et de m’installer confortablement pendant 1h55 pour mater une telle bouse. Bon, soyons clairs d’entrée de jeu : Je ne fais pas parti du public visé. Je ne sais pas rire, les gens qui rigolent m’ennuient farouchement, je suis l’austérité incarnée. Je ne sais même pas qui ils visent d’ailleurs, certainement ceux qui aiment à se détendre après une journée de travail devant TF1 ou en écoutant Callogero. Owen Wilson et Vince Vaughn, d’entrée de jeu on se doute bien qu’on a pas affaire à un essai traitant de géopolitique ou de philosophie. Christopher Walken au casting, histoire d’apporter une touche de crédibilité dans le truc, on lui pardonnera, faut bien manger. On me demande d’emblée si je veux me farcir  la version cinéma ou la version intégrale inédite. (Quel immonde pervers oserait se taper les deux versions pour voir ce qui les différencie ?) Je me tape donc la version intégrale inédite au cinéma (encore plus chaude whaaouu j’en ai le calbut qui frétille) et c’est parti pour deux heures de folie. Une première demi-heure très rythmée, ça part dans tous les sens, même sous la torture je n’avouerais jamais que je suis largué. L’histoire : deux amis et collègues vont de mariage en mariage pour pé-cho sévère des p’tites gonzesses. Jusqu’à ce que l’un d’eux tombe amoureux.

Sous des dehors très trash et graveleux se profile rapidement une belle histoire d’amour, romantique et gnangnan. Du cul en veux-tu en voilà, un scénario microscopique, un humour plus que léger…Seul Will Ferrell, même pas crédité pour le film m’a arraché un sourire (la scène du pain de viande), j’avoue.

Non décidément, moi et les comédies Américaines, on a du mal. C’est vraiment dommage car les trailers en vo sont souvent plus drôles que les films eux-mêmes : Nacho Libre , Film Geek ou Date Movie pour ne citer que les derniers.

Une note:  ne se prononce pas.

 

Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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Dimanche 12 mars 2006 7 12 /03 /Mars /2006 18:00

 

Après la sortie de l’excellent « Shaun of the Dead » en dvd et à quelques jours de la sortie de celui d’H2G2 le Guide du Voyageur Intergalactique, il était grand temps que je découvre enfin l’une des dernières meilleures séries Anglaise. Bénéficiant d’une hype internationale, et après avoir connu un remake à la sauce Américaine et bientôt Française, The Office a connu deux saisons et un épilogue sur la BBC. (disponible en dvd en France).
Filmé à l’épaule, caméra tremblante, tourné comme un documentaire qui s’oublie, dans la veine d’un strip-Tease, The Office narre la petite vie de bureau d’une entreprise de papier dirigé par David Brent (génial Ricky Gervais).
 L’homme à l’origine de la série s’octroie le rôle principal, un patron cherchant à tout prix à plaire, manager à deux balles, souffrant de blagues ridicules, bête, raciste, méchant, tantôt despotique, tantôt niais. Des lignes de dialogue grandioses, parfaitement à l’aise dans son rôle de vantard crétin, il faut le voir s’escrimer à plaire à tout prix, créant le malaise à grands coups de vannes au ras des pâquerettes.
Aux côtés de ce patron stupide supportant mal la cravate, oripeau d’une situation à laquelle on se demande comment il est parvenu, viennent graviter ses employés, tous plus intéressants les uns que les autres. La standardiste de l’accueil, Dawn Tinsley (Lucy Davis, Shaun of the Dead) prisonnière d’un travail et d’un compagnon qui ne lui conviennent guère.
Gareth Keenan (Mackenzie Crook, pirate dans « Pirates des Caraïbes ») véritable dingue au physique hallucinant. Indescriptible dans son comportement tant il est idiot, vantard, détraqué sexuel, obtus dans son travail…
Et enfin, mon chouchou, celui au rôle en or, le véritable héros de la série, j’ai nommé Tim Canterbury interprété par le génial Martin Freeman (H2G2, c’est lui ! Une apparition éclair également dans Shaun…) Il faut le voir redresser la tête, des regards perdus à droite à gauche ou face caméra quand la situation semble perdre tout logique…Impossible de ne pas s’identifier au personnage tant il est normal drôle et conscient de ce qui se passe autour de lui. 
Scène Culte : après avoir vu son supérieur dans un somptueux numéro de danse, David Brent improvise à son tour une chorégraphie improvisée hilarante. Une scène culte parmi tant d’autres où le rire se mêle à la gêne. A voir ici.
 
La grande force de The Office, outre celle de montrer avec minutie ce que peut être la vie de bureau, c’est d’inclure dans cet univers drôle de réels moments gênants, tristes ou émouvants. De longues scènes où le malaise est palpable, où l’émotion tient le haut du pavé (notamment dans les liaisons entre Dawn et Tim). Ce sont ces scènes amenées de manière souvent abrupte qui décontenance tant, qui fige votre sourire.
Ajoutez à cet univers de l’entreprise tertiaire une touche typiquement Anglaise (pub, bière,
morosité urbaine dès le générique), des relations entre collègues, entre employés et employeurs, peur du chômage, vie de bureau, petites amourettes, rien n’y manque. Après les Father Ted, Spaced, Black Books et autres Monty Python, ce n’est certainement pas cette série qui me fera détester l’humour Anglais.

 

 

Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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Dimanche 12 mars 2006 7 12 /03 /Mars /2006 17:55

Bon bon bon...s'agit de prendre ses repères au plus vite...Voilà ça y est, j'ai trouvé mes pantoufles.

But de ce blog ? Critiquer, chroniquer, évoquer (c'est le mot juste) tout ce que je regarde sans exception. Pas ce que je regarde par la fenêtre ou dans la rue, naaan (z'êtes bêtes vous aussi...) mais tout ce qui est visionné en dvd ou au cinéma. Boulimique de l'image, s'agit désormais de garder une trace indélédébile (oui c'est voulu, faudra vous y faire). Films, documentaires, dessins animés, séries, concerts, tout ce qui est possible d'être vu sur mon immmmense télé qui, malheureusement, a été castré il y a des mois de cela de son antenne.
Vous croyez ça possible vous, de prendre une heure de son temps après chaque film pour donner son avis ? "Mais on s'en fout de ton avis sur les films" me direz-vous...Ce à quoi je répondrais très justement "toi-même d'abord" avant de partir la tête haute, le torse bombée (malformation de naissance).
En vous remerciant, bonsoir.

 

Par Erofeuter - Publié dans : dvdvor
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